Mycolav, faire face au dépérissement de la lavande

Le projet Mycolav a pour objectif de trouver des solutions durables pour faire face au dépérissement de la lavande et du lavandin.

Piloté par l’Université Européenne des Saveurs et des Senteurs (UESS), le projet Mycolav rassemble le Centre Régionalisé Interprofessionnel d’Expérimentation en Plantes à Parfum Aromatiques et Médicinales (CRIEPPAM), le Laboratoire d’Ecologie Alpine de Grenoble (LECA) et la start-up sophiapolitaine MYCOPHYTO.

Des solutions durables

Trouver des solutions durables pour faire face au dépérissement de la lavande et du lavandin qui sévit en Provence.

Parmi les techniques d’ingénierie écologique, la mycorhization contrôlée est aujourd’hui à l’étude. Ce pourrait être probablement une clé de la solution.

Reportage France 3 Télévision – septembre 2018

Un enjeu majeur pour toute une filière

Apiculture, parfumerie, cosmétique mais également attractivité touristique et culturelle, la filière lavandicole de Provence représente un enjeu économique majeur pour le territoire. La France est en effet le premier producteur mondial de lavandin (80 % de la production mondiale) et le deuxième producteur mondial de lavande. Ces cultures représentent, dans le Sud de la France, plus de 20 000 hectares et 9 000 emplois directs.

Mais aujourd’hui, la lavande (Lavandula angustifolia) et le lavandin (Lavandula hybrida), plantes emblématiques de la Provence, sont menacés. En cause notamment, le phytoplasme du Stolbur, transmis par la cicadelle Hyalesthes obsoletus, insecte vecteur qui ravage les cultures. En outre, ces dégâts sont accentués par les sécheresses à répétition.

Innover face au dépérissement

Le projet Mycolav à un degré d’innovation. Cela lui permet de bénéficier du soutien de l’Union européenne (fonds FEADER) et du Conseil Régional SUD Provence-Alpes-Côte d’Azur. Il est à noter que ce projet rassemble producteurs, chercheurs et biologistes. Il vise ainsi à trouver des solutions durables pour la filière. La mycorhization contrôlée, une technique d’ingénierie écologique pourrait être une de ces solutions.

La piste de la mycorhization contrôlée

L’utilisation de techniques d’ingénierie écologique telle que la mycorhization contrôlée est la stratégie de recherche retenue. Elle est bénéfique au développement d’une agriculture moins polluante pour l’environnement.  Les produits sont en effet exempts de résidus chimiques.

Ces recherches favorisent donc le développement de pratiques culturales susceptibles de garantir la capacité de résilience d’agrosystèmes dans le contexte du changement climatique global.

En savoir plus

UESS : www.uess.fr/projets-1

 

Actualité

Publié le 14/09/2018